NON à la révision de la LACI

Votation du 26 septembre 2010

A eux les bonus, à nous les malus ? NON au démantèlement de l’assurance-chômage


  • Un financement à rebours du bons sens: en période de crise, l’assurance-chômage est garante de la sécurité sociale et joue un rôle stabilisateur bien plus important que n’importe quel programme conjoncturel.
  • Une double peine injuste: si les prestations de l’assurance sont réduites, les mesures d’économies frapperont d’abord les personnes qui ont perdu leur emploi en raison d’une crise économique et financière dont elles ne sont aucunement responsables. 
  • Une carrière bien mal partie: désormais, les jeunes bien formé-e-s devront se résoudre à n’importe quel emploi, sans forcément de lien avec leur formation. Pour les personnes de moins de 25 ans, les critères d’accès à l’assurance-chômage seront durcis, les indemnités journalières réduites et les délais d’attente prolongés. Cette stigmatisation des jeunes est particulièrement démotivante dans la mesure où elle réduit leurs perspectives en matière d’emploi. Mais elle est aussi économiquement absurde puisqu’elle entrave l’utilisation, par les entreprises, d’un savoir-faire et d’une dynamique nouvelle.
  • La Confédération se prive de moyens d’action contre la crise: à l’avenir, les régions particulièrement touchées par le chômage ne pourront plus solliciter la prolongation, à 520 jours, de la durée d’indemnisation.
  • La Confédération se décharge sur les cantons et communes: la réforme permettra à la Confédération d’économiser 600 millions de francs par année. Mais la réduction des prestations de l’assurance-chômage ne fera pas pour autant disparaître les chômeuses et les chômeurs. En revanche, les coûts seront désormais supportés en grande partie par les cantons et les communes dont les services sociaux seront appelés en renfort en cas de réduction de la durée ou du volume des indemnités journalières.
  • Plus de sécurité, moins de pression: contrairement à la logique de démantèlement prônée par la droite, la situation actuelle prouve bien qu’une durée convenable d’indemnisation des personnes sans travail est essentielle. La fin des indemnités correspond ainsi au basculement vers l’aide sociale. Et leur réintégration sur le marché de l’emploi est, dès lors, d’autant plus compliquée.
  • Améliorer la formation continue: environ un tiers des personnes au chômage ne disposent d’aucune qualification reconnue. De plus, et malgré les ressources à disposition, seule une infime proportion d’entre elles bénéfice de subventions pour améliorer leur formation.

 

Commander du matériel

Argumentaire détaillé

Présentation

 

AperçuFichier attachéTaille
argumentaire détaillé, référendum LACI497.17 Ko
présentation, référendum LACI199.39 Ko