Votations du 13 juin 2021


Votation municipale

OUI au Plan localisé de quartier (PLQ 30134) «Cité de la musique»

Lors de son Assemblée du 23 mars, les membres du PSVG se sont prononcé·es en faveur du projet de Cité de la musique à une large majorité.

C’est avant tout la volonté de créer un lieu de vie ouvert dédié à la musique et à la formation qui a décidé l’assemblée. Le site prévu est actuellement privé et interdit au public. La Cité de la musique est destinée à devenir un campus de référence qui réunira les différents sites actuellement occupés par la Haute école de musique (HEM) ainsi que le nouveau siège de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR). La création de 4 salles de concert, d’un parc public et d’un restaurant permettra à un large public de se réapproprier cette zone de la rive droite.

La construction du futur bâtiment est assurée par des mécènes privés. La Ville continuera à participer au financement de l’OSR et prendra en charge l’entretien du parc public, mais a exclu une participation aux frais de fonctionnement de la Cité de musique. Ce projet ne représente donc pas une nouvelle dépense importante pour la Ville tout en mettant à disposition de nouveaux espaces de création pour les artistes de tous les styles musicaux.

Le PSVG a toujours défendu la culture et l’accès à la culture. La Cité de la musique prévoit de nombreux projets pour faire découvrir la musique classique aux plus grand nombre, avec une véritable politique proactive d’ouverture et de formation.  

Pour toutes ces raisons, le PSVG fera campagne pour l’acceptation de ce projet de lieu culturel sur la rive droite ouvert à tous les publics, qui vient s’ajouter aux soutiens du PS à toutes les musiques, « de l’opéra à l’usine ».


Votation cantonale

OUI à la Loi modifiant les limites de zones à Bernex « Goutte de Saint-Mathieu »

Les Genevois-es devront se prononcer sur une modification de zone située à Bernex, entre la route de Chancy et la bretelle autoroutière. Le déclassement prévu permettra de créer des équipements publics indispensables, non seulement pour les habitant·es de Bernex mais aussi pour l’ensemble de la population genevoise.

Ce déclassement permettra la construction d’un cycle d’orientation pouvant accueillir 900 élèves. La forte augmentation des effectifs à l’école primaire aujourd’hui se répercutera dans quelques années au cycle. Il est donc primordial de donner à l’État la possibilité de construire les infrastructures nécessaires pour que les élèves puissent toutes et tous être accueilli-es dans les meilleures conditions possibles.

Si le déclassement est accepté, la Goutte Saint-Mathieu verra également la création d’un nouveau centre de formation professionnelle santé et social. Les besoins en matière de formation professionnelle ne cessent eux aussi d’augmenter et la crise sanitaire et sociale que nous traversons nous prouve qu’il est essentiel de pouvoir offrir des formations de qualité dans ces domaines clés.

Enfin, le déclassement sera aussi l’occasion de créer un parking P+R qui encouragera la mobilité douce. Il permettra également de créer des équipements communaux socioculturels, comme une école de musique et une maison de quartier.


Votations fédérales

OUI à l’initiative pour une eau potable propre et une alimentation saine

En Suisse comme ailleurs, l’agriculture est à l’origine d’une part importante de la pollution des sols, de l’air et de l’eau. Mais cela n’est pas une fatalité ; des techniques et modes de production alternatifs permettent de réduire substantiellement les impacts sur l’environnement. Cette initiative vise à donner l’impulsion nécessaire pour entamer la transition vers une agriculture plus durable.

Dans le but notamment d’améliorer la qualité de l’eau en Suisse, cette initiative demande que les subventions fédérales (dites « paiements directs ») soient réservées aux exploitations agricoles qui n’utilisent pas de pesticides. Concernant l’élevage, ces paiements seraient en outre conditionnés à deux exigences supplémentaires : ne pas utiliser d’antibiotiques de manière régulière ou à titre préventif et ne pas élever plus d’animaux que le fourrage produit dans l’exploitation ne peut en nourrir. Pour continuer à bénéficier des paiements directs, les agriculteur·rices disposeraient d’un délai de 8 ans à compter de l’adoption du texte pour se conformer à ces nouvelles exigences.

Le PS genevois vous invite à voter OUI à cette initiative car le recours aux pesticides et aux antibiotiques, de même que la production excessive de produits animaux (viande, lait et œufs) sont des sources majeures de pollution environnementale. Cette initiative permettra donc de réorienter la production suisse vers une agriculture moins intensive et plus respectueuse de l’environnement


OUI à l’initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse

Les Socialistes vous invitent à voter OUI à cette initiative qui propose d’interdire totalement l’usage des pesticides de synthèse en Suisse dans un délai de 10 ans.

Cette nouvelle loi s’appliquerait bien sûr à la production et transformation de denrées alimentaires, mais aussi à l’entretien des espaces verts, qu’il s’agisse de terrains publics ou privés. L’importation de denrées contenant de tels pesticides (ou produites à l’aide de ceux-ci) serait également interdite – ce qui permettra d’une part de protéger les producteur-rices suisses face à la concurrence étrangère et, d’autre part, de garantir aux consommateur-rices des produits alimentaires sains et de qualité. Par ailleurs, face au déclin rapide et massif de la biodiversité, causé en grande partie par l’usage de pesticides, il est urgent d’agir et de prendre des mesures ambitieuses. C’est pourquoi les Socialistes soutiennent cette initiative qui permettra de bannir définitivement des substances nocives pour la santé et pour l’environnement.

3 raisons de voter 2x OUI

1. Un signal fort en faveur d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans nos modes de production et de consommation, et un coup d’accélérateur pour la recherche et l’innovation dans le domaine des techniques agricoles et du développement durable.

2. Des délais de mise en œuvre suffisants pour permettre de soutenir et accompagner au mieux nos agriculteurs et agricultrices dans cette transition nécessaire, ainsi que pour anticiper et corriger en amont d’éventuels effets collatéraux.

3. Une réduction de notre dépendance aux géants de l’agrochimie (DuPont, Bayer, Monsanto, Syngenta, etc.), régulièrement pointés du doigt pour des violations graves en matière de respect des droits humains et de protection de l’environnement.


OUI à la Loi fédérale visant à surmonter l’épidémie de COVID-19

La loi COVID est le texte qui a permis à la Confédération de répondre aux problématiques liées à l’épidémie de coronavirus. Elle prévoit des aides financières indispensables pour les victimes de la crise sanitaire, qu’il s’agisse d’entreprises ou d’indépendant·es. Malgré l’urgence de la situation et la nécessité de maintenir des mesures qui ont permis de sauver des milliers d’emplois, la loi COVID a été contestée par référendum.

Les partisan·es du référendum brandissent la menace de la vaccination obligatoire ou la prolongation de mesures sanitaires telles que l’obligation du port du masque. Or a loi COVID ne légifère pas sur ces questions. Elle amène une base légale qui permet au Conseil fédéral, aux chambres fédérales et aux cantons de trouver des solutions pour répondre à l’urgence des conséquences, essentiellement économiques, de la crise sanitaire.

Si la loi COVID est rejetée, alors elle ne pourra valoir que jusqu’au 25 septembre prochain. Dès le 26 septembre, il n’y aura plus de base légale pour assurer les prestations et les mesures mises en place. Aides aux entreprises, cas de rigueur, mesures de soutien à la culture, au domaine de l’événementiel ou aux médias, tomberont à l’eau si la loi est refusée. Toutes les mesures prises s’arrêteront et il faudra reprendre le travail parlementaire depuis le début, en créant une par une des lois spécifiques pour chaque champ d’action. Cela créerait une pagaille invraisemblable. Un processus compliqué et lent, impensable dans le contexte actuel.

La crise continue de faire rage aujourd’hui et il est inimaginable que des entreprises se retrouvent privées d’aide financière du jour au lendemain. Écartons ce référendum indécent et tournons-nous vers l’avenir. Gardons nos forces pour relever le défi majeur qui nous attend : sortir de cette crise par le haut, en ne laissant personne sur la touche.


OUI à la Loi sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (Loi sur le CO₂)

La révision de la loi sur le CO₂ est un premier pas important vers une meilleure protection de l’environnement. Elle vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’un des objectifs de l’accord de Paris signé en 2015 par la Suisse et la communauté internationale est de réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050. La loi sur le CO₂ donne les moyens à la Suisse de respecter cet engagement.

La nouvelle loi sur le CO₂ permet de réduire considérablement les émissions de CO₂ issues des bâtiments ou du trafic routier et aérien. Le principe du « pollueur-payeur » est appliqué par l’introduction ou l’augmentation de taxes sur les combustibles, les billets d’avion, les vols en jets privés, ou encore le prix du carburant.

Cette loi a également l’avantage d’introduire la constitution d’un fonds pour le climat qui permettra de financer des investissements respectueux de l’environnement. L’autre partie des recettes issues de ces prélèvements sera reversée à la population. Cela soulagera directement celles et ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre, souvent des personnes disposant de bas revenus. Les personnes qui ont plus d’argent ont en effet tendance à adopter des modes de vie qui ont un plus grand impact sur l’environnement.

Si la loi est rejetée, nous perdrons des années de combat dans la lutte contre les changements climatiques.


NON à la Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT)

La loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme permet de sanctionner préventivement des personnes « potentiellement dangereuses », et ce sans les juger pénalement. L’Office fédéral de la police pourra ainsi leur interdire de quitter le pays, les expulser, les surveiller ou les obliger à se présenter quotidiennement au bureau de police. La loi permet également de juger pénalement les « potentielles terroristes » et de prononcer jusqu’à neuf mois d’assignation à résidence sans preuve et sur la base de simples soupçons. Ces mesures intrusives vont à l’encontre des droits humains.

La définition vague du « terrorisme potentiel » ouvre la voie à l’arbitraire et aux discriminations. La dangerosité d’une personne sera évaluée selon des critères tels que la religion ou l’appartenance politique, parfois sans qu’aucun crime n’ait été commis.
Ces mesures policières pourront être appliquées à des mineur·es dès 12 ans –15 ans pour l’assignation à résidence – ce qui représente une violation de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Ces mesures sont inquiétantes pour la démocratie suisse et celle de ses voisins. L’ONU a d’ores et déjà émis de fortes critiques au sujet de cette loi. Des professeur-es de droit se sont adressé-es au gouvernement pour dénoncer des violations de la Convention européenne des droits de l’homme.

La loi ne prévoit en outre aucune autre forme de lutte contre le terrorisme, par l’intégration ou le dialogue par exemple. Elle n’apporte pas de sécurité, mais de l’incertitude et de l’arbitraire propices aux conflits. Pour toutes ces raisons, le Parti socialiste vous invite à dire NON à la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme !


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